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Des débuts difficiles

J’ai eu, soyons honnêtes, une grossesse de rêve. Immunisée toxo, taux de fer qui crève le plafond, pas de nausées… Mon seul souci a été de m’endormir n’importe où et de gonfler quand il a fait chaud, somme toute assez acceptable. Du coup il faut peut être considérer notre situation comme un juste retour des choses (ne nous emballons pas pour autant le PCP est tout à fait normal).

Le PCP est né a terme dans de bonnes conditions, on me l’a laissé en peau à peau, bref tout allait bien. Sauf que s’il a trouvé le sein il n’a absolument pas réussi à le prendre… Et quand il a finalement ouvert la bouche on s’est rendu compte qu’il ouvrait pas très grand. Ça l’a bien énervé. Je ne le savais pas encore, mais venait de débuter la grande valse des pédiatres pour savoir s’il fallait couper ou non le frein de langue. La grande spécialiste a tranché, c’est le cas de le dire.

Entre temps, mon PCP avait fait une hypoglycémie. Moi je me suis cramponnée à mon seul défi dans cette histoire : je veux allaiter. Ça fait un an que je me renseigne sur la question pour être au clair face aux soignants et aux idées reçues. J’allaiterai. Et surtout j’allaiterai sans aucune introduction de compléments artificiels vu qu’en dehors de leur rôle dans le naufrage de nombre d’allaitements ils sont souvent responsables d’intolérance aux protéines de lait de vache et pour l’IPLV, je pense que la famille a donné. J’ai donc pleuré pour avoir un tire-lait et des seringues pour pouvoir complémenter mon bébé. Je les ai eus (ça m’a d’ailleurs été reproché, soit disant que j’allais induire une IPLV en n’exposant pas mon enfant aux protéines de lait de vache… et sinon votre diplôme en pédiatrie vous l’avez eu dans une pochette surprise ?). J’ai tire, tiré et tiré du colostrum puis rapidement (et sans douleur !)  du lait. J’ai gavé le PCP à la seringue et à la coupelle d’allaitement et j’ai galéré quasi systématiquement pour le mettre au sein. J’ai eu des crevasses, évité de justesse un engorgement (le comble pour moi qui tirais régulièrement), j’ai eu des remarques innocentes en apparence, mais qui m’ont fait très mal… Heureusement j’ai aussi eu le papa qui m’a soutenue à fond qui a donné à la seringue (en en mettant au moins autant dans la bouche du PCP que sur sa brassière) etc. Et puis ma maman à moi qui m’a dit que si c’était important pour moi fallait surtout pas que je me laisse impressionner, mon papa qui m’a apporté tous les articles de Prescrire qu’il a pu trouver, ma tante qui m’a rappelé qu’elle aussi avait galéré avant d’allaiter Petite Dernière pendant 18 mois. Mais surtout j’ai eu le PCP qui s’est endormi au sein avec des soupirs d’aise que jamais personne n’a connu bonheur plus intense, c’est mon sein qui a eu la faveur du premier vrai sourire de mon bébé, j’ai eu la possibilité de faire un don au lactarium et j’ai croisé quelques soignants vraiment compétents.

Le PCP ne grossissait pas à la maternité, il était stable en poids,mais pas plus. Après son arrivée à la maison il a pris 150g, en trois jours c’est « raisonnable »… Actuellement il a une courbe de poids modèle, on pourrait presque croire qu’il triche. Les tétées était encore un peu compliquées du côté gauche,mais M. Doudou a suggéré de le mettre en ballon de rugby et ça allait déjà mieux la visite à l’osthéo a fini de régler le problème… Ça fait 1 mois et 10 jours que j’allaite et croyez-moi, je vais continuer.

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