Poster un commentaire

Comment on (continue à) reste(r) propre

Il y a un an grosso-modo je vous proposais un article sur notre routine propreté perso. Côté lavage du corps rien n’a changé si ce n’est que depuis que nous avons à nouveau une baignoire, nous avons remplacé une de nos douches par un bain à 2. Ce qui m’amène à reparler de ça ce sont deux points rapidement abordés : mon utilisation de crème hydratante et ma découverte du no-poo.

On va commencer par la crème hydratante. J’avais fini par opter pour une crème bio, avec assez peu d’ingrédients et surtout aucun des fameux ingrédients si décriés car perturbateurs endocryniens, cancérigènes ou sérieux polluants. Elle avait tout de même 3 défauts cette crème (du moins au plus gênant) : son odeur qui m’emballait moyennement, elle était vendue en flacons plastiques peu pratiques et pas rechargeables et elle coûtait un bras. Alors certes un pot me faisait 6 mois facile, mais quand même, j’aime mieux investir mes sous dans des bouquins, des disques ou une sortie.
Les cosmétiques maison me faisaient de l’œil depuis un petit moment et mon côté chimiste était de plus en plus attisé par la promesse d’une bonne manip’. SAUF que je ne trouvais aucune recette dont la composition me satisfasse. Il y avait bien la crème hydratante d’Antigone XXI, mais sa durée de conservation assez restreinte m’embêtait un peu.
Et puis un élève adorable m’a fait un superbe cadeau : le Graal. Quoi ? C’est pas ça ? Tout de même : 500mL de beurre de karité bio qu’il produisait chez lui au Sénégal. Sa première production. Il était tout fier d’avoir pu produire ça et tout honteux de m’offrir un truc aussi « commun, dans un pot de récup ». Ouais, commun pour un Sénégalais, pas pour moi et le pot de récup il est très sympa je trouve, en verre avec une forme un peu travaillée. Ça a été une véritable épiphanie : un seul produit qui pouvait hydrater tout mon corps (et ouais même mes cheveux et mes lèvres).

Le fameux karité (même pas encore mur pour la récolte)

Est alors arrivée ma grossesse. J’ai hésité et j’ai finalement choisi de ne pas racheter d’huile anti-vergetures. En revanche j’ai préparé mon premier cosmétique maison. Une chantilly karité-macadamia-amande douce, le tout (bien évidemment) bio. C’est pas compliqué :
– 50% (en volume) de beurre de karité
– 50% huile (dans mon cas 30mL d’huile de macadamia et 20mL d’huile d’amande douce)
Vous versez tout ça dans le bol du batteur bien chaud (sinon le karité se solidifie) et en avant le fouet, on monte tout ça en chantilly. Personnellement je me suis arrêtée un peu avant la consistance réellement chantilly, parce que je voulais garder un peu plus de fluidité. J’ai versé tout ça dans un joli pot en verre (stérilisé), j’ai bien refermé et voilà.
Au final j’ai un produit dont je suis sûre de la composition : deux huiles vierges, première pression à froid, bio et un beurre de karité bio, extrait sans solvants et non chauffé. Ça sent bon, mais ça c’est très personnel parce que l’odeur est VRAIMENT spéciale : l’huile de macadamia comme le beurre de karité ont des odeurs, peu marquées certes, mais très caractéristiques. Je trouve qu’elles se marient très bien, mais ce ne sera pas forcément le cas de tout le monde. En revanche… J’avais pas pensé au fait que l’huile d’amandes douces n’est PAS ce qu’on appelle une huile sèche. Une huile sèche ne laisse pas de film gras sur la peau, moi à chaque fois que j’utilise ma chantilly, je luis pendant plusieurs heures. Ceci dit je n’ai jamais tâché mes vêtements, je ne l’utilise que le soir avant de me coucher et je ne l’utilise pas pour le visage.
Bilan après 6 mois d’utilisation : pas de vergetures, pas d’eczéma, pas d’irritations, une peau encore plus douce que d’habitude et déjà une deuxième « fournée » de faite.

Du bicarbonate de soude bien fin comme il faut !

Passons maintenant au no-poo. Alors… Soyons honnêtes ça a été moins rose que pour la crème hydratante, mais j’ai (je crois) enfin trouvé une routine qui me convient (M. Doudou s’est également converti et il lui a suffit de trois mois pour que tout roule à un lavage tous les 15 jours).
Deux points importants : je n’ai pas une brosse, mais deux et j’ai les cheveux longs (sous les omoplates pour les plus courts), épais et facilement électriques.
Pourquoi j’ai deux brosses : ben tout simplement parce que je les lave systématiquement après m’être brossé les cheveux le matin et le soir et que je n’aime pas me brosser avec une brosse mouillée/humide. Or ma brosse était encore trop souvent mouillée de la veille au soir. Ça permet aussi de bien les décrasser en profondeur sans se trouver démunie.
Donc ! La routine cheveux :
– brossage deux fois par jour minimum (de temps en temps une folie coiffure me prend et je me recoiffe différemment trois cent fois dans la journée)
– cheveux attachés 90% du temps : en été ils me tiennent trop chaud pour faire autrement, en hiver comme je porte des pulls ils se la jouent Jackson Five ou me collent des décharges d’électricité statique… En plus je manipule parfois des flammes nues dans le cadre du boulot, donc cheveux attachés. Au final c’est devenu une habitude.
– tous les 10 jours : lavage au bicarbonate de soude + dernier rinçage au vinaigre de cidre + hydrolat de pamplemousse bio
– tous les 3 mois environ : remplacement d’un bicarbonate par un lavage au rhassoul (2 cuillères à soupe de rhassoul, 1 cuillère à café de vinaigre de cidre, 1cuillère à café d’hydrolat, de l’eau pour faire une pâte assez épaisse), même dernier rinçage que d’habitude
– au besoin rinçage à l’eau chaude, puis froide, puis au thé vert ou au vinaigre de cidre en massant bien le cuir chevelu.
Quels écueils ?
Déjà mes premiers rinçages à l’eau uniquement : j’avais toujours les cheveux aussi dégueu, collants, lourds… Voire plus, c’est quoi cette arnaque ?! Je les rinçais juste à l’eau chaude. J’ai introduit l’eau froide sur les conseils de M. Doudou qui m’a dit « Au pire ça te changera rien » (c’est pas faux et ça coûte rien). Ça ne collait plus et ça avait vaguement l’air correct, mais alors louuuuurds les cheveux. J’ai rajouté le dernier rinçage pas vraiment à l’eau sur une intuition perso que je ne regrette pas. Depuis j’ai un vrai gain de temps quand mes cheveux sont crassous, je sais que je peux gagner 2-3 jours en les rinçant (et 1-2 jours si je répète la manœuvre une deuxième fois). Ils sont bien plus légers (pas autant qu’après un vrai lavage, mais genre le surlendemain du lavage) et surtout ils ont l’air propre (et c’est tout ce que je demande).
Je ne fais pas de shampooing sec pour la simple raison que je n’arrive pas à un résultat satisfaisant (esthétiquement en tous cas) car mes cheveux sont aussi assez sombres (avec des parents châtain très sombre et brun bien bien brun, j’allais pas être blonde)(j’aurais pu être rouquine, bordel) et je n’ai jamais réussi à me débarrasser complètement de l’effet poudreux. Mauvaise technique de brossage ? Mauvaise combinaison de shampooing sec ? Je ne sais pas, mais ça ne me manque pas vraiment. J’ai juste le regret du temps perdu à essayer quelque chose qui ne me convient vraiment pas.
Je suis sensible aux pellicules grasses. Ce qui est étonnant quand on se lave le crane au bicarbonate de soude, puisqu’il est surtout décrié pour son action décapante/irritante et donc provocatrice de pellicules sèches. Je voyais bien, même et surtout après le mois sans rien, qu’il me fallait trouver un truc pour me décrasser à fond un coup de temps en temps. Sur les conseils d’une copine j’ai essayé l’argile verte en masque. GROS FAIL. Racines toujours aussi empêtrées de gras, collantes et pointes toutes sèches. Je retrouvais mes dreadlocks de mes 15 ans. J’ai réparé ça avec un passage au karité (vive les cadeaux des élèves) et un bon récurage au bicarbonate. Sur les conseils d’une collègue marocaine j’ai tenté le rhassoul. Je me méfiais un peu parce que bon, ok, elle est pas verte, mais c’est quand même de l’argile cette poudre, non ? Sauf qu’apparemment le rhassoul, me nettoie effectivement les cheveux et le cuir chevelu. Avec une petite nuance toutefois : tant qu’ils ne sont pas PARFAITEMENT secs mes cheveux sont collants, ils ont juste l’air mouillés ou humides, mais au toucher ils sont collants. Au début j’ai cru que c’était juste moi. Du coup j’ai demandé l’avis de M. Doudou qui a abondé dans mon sens. Vu que ça passe je m’en fous, mais ça surprend et j’ai bien failli me relaver direct les cheveux, heureusement ma collègue m’avait prévenue que parfois le toucher pouvait être bizarre pendant le séchage.
Quels succès ?
Ben déjà économique, même si le rhassoul coûte assez cher, globalement la quantité utilisée + le très faible coût des autres produits + M. Doudou qui ne se lave presque plus la tête fait que c’est sans comparaison avec l’achat de shampooing.
Ensuite un succès certain pour moi : mes cheveux ne sont presque plus électriques ! Joie, bonheur, félicité ! Et sans me prendre trop la tête.
Enfin un succès pour l’environnement : plus de flacons de shampooing, plus de produits douteux ^^

PS : M. Doudou ajoute : une défaite pour sa chute de cheveux qui a très nettement ralenti (pas disparu, mais à son âge les autres garçons de sa famille sont/étaient chauves).

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :