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Comment il se rase

Ça fait un petit moment que je veux faire cet article qui ne parle ni de moi (enfin pas directement), ni des garçons qui sont « miens ». Un sujet qui me concerne assez modérément : le rasage.

Quand j’ai connu M. Doudou, il faisait de gros efforts pour être bien rasé à chaque fois qu’on se voyait. Seulement M. Doudou cumule deux points très négatifs face au rasage : une peau du visage très sensible et un poil très dur. Bilan : un M. Doudou rattrapé par les boutons et les irritations et ma peau ultra irritée par les repousses (ultra rapides T_T) de M.

Je ne suis pas une fan des crèmes, masques, peeling et autres, mais j’ai la peau très sensible (j’ai su écrire eczéma très vite) et donc je connais quelques astuces bien basiques et pas contraignantes. En plus le pauvre M. Doudou souffrait. On a donc fait un rapide bilan :

  • lames de rasoir changées systématiquement parce que défoncées à chaque fois (on pouvait difficilement se couper avec)
  • rasoir trois lames bien connu à l’époque (tombe actuellement en totale désuétude avec le 5 lames)
  • pas d’après rasage
  • une mousse ultra classique

Ma première action a donc été de remplacer la mousse par une mousse pour épiderme délicat et d’introduire un après rasage qui n’en était pas réellement un. En réalité j’ai opté pour une crème hydratante spécial visage. Ce choix s’explique simplement par le fait que je ne supporte pas les produits après rasage classiques (si toi aussi t’as de l’eczéma en faisant la bise à tes collègues tape dans tes mains *clap clap*). Y’a eu du progrès, au lieu d’être rouge et d’avoir des boutons douloureux pendant plusieurs jours après son rasage, M. Doudou a été rouge quelques heures et le boutons ont diminué, mais pas disparu.

Deuxième action, au lieu de se raser en une fois on introduit le célèbre rasoir jetable orange à une lame. Vous le connaissez forcément. Donc un passage orange + un passage 3 lames toujours en conservant la mousse pour épiderme délicat et la crème après. Encore un peu mieux notamment pour les rougeurs qui ont presque disparu, mais pas encore au point. Les boutons persistent et la consommation de rasoirs est pharaonique (le petit orange ne tient pas plus d’un rasage et le trois lame doit être changé tous les deux ou trois rasages, sans compter la double application de mousse).

Toujours est-il qu’on en reste là pendant un petit moment, d’autant plus que comme je suis partie au loin pour mes études, M. Doudou adopte la solution « je ne me rase que quand Boulette est là ou que c’est indispensable » qui améliore bien la situation (mais le fait passer pour un dangereux terroriste le reste du temps).

Finalement je reviens faire mes études plus près, changement de voie oblige. Du coup les problèmes de rasage se reposent très sérieusement. Étrangement l’idée de faire le premier rasage « à sec » nous vient et on l’applique, la crème hydratante est abandonnée au profit de la pierre d’alun, deux succès. Seulement ça ne règle qu’une partie du problème, les rougeurs. Restent les boutons et ma peau qui ne supporte pas le poil dur.

D’autres considérations commençaient à rentrer également en ligne de compte :

  • les rasoirs jetables ou simplement les lames coûtent vite très cher.
  • qu’est-ce que ça pollue ! Ben ouais, tout ce plastique qu’on jette sans y penser tout les deux jours… Et les bombes de mousse pas recyclables non plus ! Wouw ! En plus ces connasses de lames aux angles pointus n’ont rien de mieux à faire que de faire des trous dans les sacs poubelle >.<
  • il est impossible de laver correctement une lame de rasoir multilames, même le jetable orange n’est pas épargné. Hmmmm le plaisir de se ré-étaler des vieux poils sur le visage…
  • l’odeur de la mousse peut être très tenace… Soit vous avez la chance de M. Boulette d’aimer l’odeur de votre mousse et ça devrait passer, soit vous ne l’aimez pas ou vous la trouvez un peu trop forte et ça ne l’empêchera pas de vous suivre toute la journée

Et puis un jour mon père m’a dit « Oh ! Tu as le bonjour de Mlle E. » et la lumière s’est faite dans mon esprit.

Je m’explique : notre ancien voisin, le père de Mlle E. est coiffeur et barbier, un métier de plus en plus rare sous nos latitudes, mais cet homme a forcément la solution que je cherche. J’ai peu de temps libre à cette époque là, l’affaire traine en longueur par manque de temps (42h de cours + 2 × 4h de TP + 4h de contrôle continu et éventuellement 2 × 2h d’oraux par semaine sans compter les temps de trajet et le boulot perso). Et puis les concours passent et j’ai soudainement quartier libre 24h sur 24. C’est la fête. L’anniversaire de M. Doudou approche, je me motive et je vais poser toutes mes questions à mon barbier.

Nous avions pris RDV, mais inutile de préciser que je suis arrivée en avance et que je me suis sentie très seule dans la salle d’attente. Mais j’ai pu admirer de sacrées moustaches !

Que faire quand on a le poil super dur ?

La solution est assez simple en fait : il faut assouplir le poil. Franchement il ne me serait jamais venu à l’idée qu’on pouvait s’assouplir le poil (oui, ben je suis pas hyper concernée non plus par la question)… Il existe des produits spéciaux, mais mon petit barbier m’a conseillé de tout simplement utiliser de l’huile d’amande douce en massages 2 à 3 fois par semaine après avoir bien lavé le visage à l’eau chaude. Pour ce qui concerne le rasage proprement dit, il ne faut pas hésiter à mouiller le poil et la peau avec de l’eau bien chaude et à beaucoup masser lorsqu’on applique la mousse. Pour cette étape le blaireau (en vrai poil de blaireau si vous ne voulez pas passer votre temps à ramasser des poils partout sur votre visage et votre lavabo) est votre ami pour la vie.

Un bon blaireau coûte un peu cher à l’achat (50€, mais les prix peuvent monter jusqu’à plus de 200€), pensez à vérifier qu’il est fourni avec son support. Celui-ci permettra de stocker le blaireau tête en bas pour lui permettre de sécher correctement entre deux utilisations (sinon les moisissures vont s’inviter dans votre rasage). Après avoir soigneusement rincé le blaireau pensez à lui redonner sa forme en le secouant une ou deux fois énergiquement (ça l’égoutte un bon peu donc attention aux projections, chez nous c’est dans la douche ou au dessus de la baignoire).

Quelle mousse utiliser ?

Un savon à barbe ou une crème à raser. De toute façon, si vous utilisez  un blaireau pour étaler la mousse, vous n’êtes plus à ça près, voire c’est plus pratique qu’une mousse en bombe. L’avantage c’est que vous n’en aurez plus plein les mains. Les savons à barbe (autre que Monsavon et consorts) sont légèrement antiseptiques et parfaitement adaptés aux peaux sensibles et irritables, je ne connais pas les crèmes donc je ne peux pas vous donner d’avis comparatif. L’usage du savon à barbe introduit un paramètre auquel je n’aurais pas pensé : il sèche, il faut donc l’appliquer et se raser rapidement. Voire faire des applications successives pour prendre son temps pour se raser.

En revanche il est très économique : un pain de savon (marque Plisson 4€) fait 3 ans de service à M. Doudou qui se rase dorénavant 3 fois par semaine.

Il existe des bols dédiés, à mes yeux leur seul intérêt réside dans leur couvercle (indispensable pour la conservation du savon). Nous avons investi dans un bol et une sous-tasse d’un service pour le thé trouvés à pas cher (8€ au total) chez Midica. La sous-tasse une fois retournée sert de couvercle au bol qui est pile à la bonne taille pour le savon. En plus entre deux savons ils passent au lave-vaisselle et ils ne vous obligent pas à racheter systématiquement le seul savon qui peut être rangé dedans (il existe des bols aux formes originales, mais qui du coup ne peuvent accueillir que tel ou tel savon). Un conseil toute fois : attendez que votre savon ait un peu séché avant de remettre le couvercle.

Quelles rasoir/lames utiliser ?

Évidemment en tant que barbier M. E. m’a fait l’éloge du rasage au sabre. Genre Chaplin quoi…

Seulement ce genre de rasoir est difficile à manier (mais parait-il que l’entrainement sur des ballons de baudruche apporte d’excellents résultats), mais surtout contraignant à entretenir. Je connais mon M. Doudou, il prend soin de ses affaires, mais faut pas déconner non plus. S’il lui faut penser à aiguiser, graisser, nettoyer parfaitement son rasoir de façon quasi systématique et que pour couronner le tout il lui faut réapprendre à se raser, jamais il se rase. Face à cette contrainte, mon barbier m’a confirmé ce que je pensais « Mieux vaut une seule lame qui coupe bien parce qu’elle a la place d’appréhender le poil, que quinze qui ratent le poil parce qu’elles ne peuvent pas le coincer (et du coup ce fourbe se contorsionne pour échapper à son funeste destin) et irritent la peau. ».

Son conseil était donc d’investir dans un rasoir de sécurité à lame interchangeable à double tranchant. Tout un programme. En général on dit tout simplement un rasoir de sécurité, c’est déjà bien assez compliqué. Bref ces rasoirs sont ceux qui utilisent les lames type lames Gilette qu’on a en TP de bio au lycée (et même au collège à mon époque, mais au train où ça va je doute qu’il y ait encore le budget pour faire des TP en collège). Le principal avantage de ces rasoirs selon M. Doudou est leur simplicité de nettoyage : le manche se dévisse libérant les deux plaques qui enserrent la lame, on rince, c’est propre. Du coup le changement de lame est assez facile. Le rasoir de M. Doudou est un Merkur tout en acier, il utilise les lames de la même marque. Il existe cependant de nombreuses autres marques et on a fait des tests avant de revenir aux premières lames (le rasoir était livré avec une lame et une boite de 10). Elles ne coûtent même pas plus cher que les plus bas de gamme (à savoir les Gilette) une boîte de 10 lames (soit 25 à 30 rasage chez M. Poil Extra Dur) coûte 4€ en moyenne (nous avons deux fournisseurs). En revanche, elles ne sont pas super faciles à trouver. Si vous habitez une ville un peu conséquente ça devrait aller vous devriez pouvoir trouver une coutellerie (où vous trouverez également le rasoir et souvent le savon) ou un magasin spécialisé, sinon internet vous sauvera la mise (elles sont souvent un peu plus chères par contre), on les trouve même sur amazon. Et le rasoir est increvable. J’ai un copain qui a aussi ce type de rasoir et le sien appartenait à son grand-père.

Comment se raser efficacement (comprendre : pas se remettre à piquer 5 minutes après) ?

Il n’y a pas de méthode de rasage unique. Mon barbier m’a dit « Il faut bien connaitre sa barbe pour bien se raser ». Selon le sens dans lequel pousse le poil, on ne l’abordera pas pareil : sens du poil ou rebrousse poil ? Suivant sa position sur le visage on ne l’abordera pas avec le même angle : rasoir vertical au niveau des pattes, rasoir à 45° pour la moustache… On peut être amené à faire deux passages pas forcément dans le même sens… Bref regardez vous bien, demandez un coup de main pour faire des photos éventuellement et puis faites des tests. Il faut également penser à changer sa lame dès que le besoin s’en fait sentir (ça râpe, il faut faire plus de passages…). Ce n’est pas un luxe et ça évite bien des coupures.

Et une fois bien rasé ?

On se rince bien à l’eau chaude, on se passe un gant humide bien chaud sur le visage et le cou et on passe de la pierre d’alun. Antiseptique, coagulant, hydratant, un petit cube de 2cm de côté vous fera plusieurs années. Que demande le peuple ?

On ne se sèche pas, à la rigueur on se tamponne le visage avec une serviette bien propre.

 

Voilà ! Maintenant M. Doudou ne m’arrache plus la peau, n’a plus de problème de rougeur ou de boutons, a pas mal réduit ses déchets de rasage et ça nous coûte moins cher. La preuve :

  • avant :
    • une bombe tous les 15 rasages (soit au rythme actuel deux en deux mois et demi) 15€ l’une
    • un jetable tous les rasages 8€ le paquet de 12 (ils sont maintenant recyclables en les renvoyant à BIC)
    • une lame triple tous les trois rasages 25€ les douze
    • un tube de crème hydratante tous les mois 12€ le tube
      • 46€ en moyenne de budget mensuel
  • maintenant :
    • un savon tous les trois ans, il est emballé dans du plastique pas recyclable…
    • une lame tous les trois rasages qui part au recyclage métal (elle est entièrement en métal, c’est donc possible, j’ai vérifié auprès de mon centre de tri)
    • un flacon en verre re-remplissable à la pharmacie, 6€ le flacon/remplissage dure en moyenne 1 an
    • une pierre d’alun tous les ?? au moins 10 ans 6€
      • 5.50€ en moyenne de budget mensuel

Évidemment il faut quand même accepter de faire l’investissement de départ : blaireau à 50€, rasoir à 20€ (oui étonnament le rasoir coûte moins cher que le blaireau), lames 4€, bol 8€, savon 4€, pierre d’alun 6€ et huile 6€, soit un total de départ d’un peu moins de 100€, mais sur ces 100€ il y en a 78 qui vous serviront de longues années (blaireau + rasoir + bol), donc bien amortis. Par exemple pour M. Doudou ça nous revient actuellement à l’équivalent de 8€ par an (10 ans d’utilisation) et tout peut encore parfaitement servir au moins aussi longtemps. De plus ce sont des objets assez classes qui passent très bien en cadeau. Certains commerçants et certains fabricants font aussi des kits qui sont un peu moins chers que tout séparément et généralement très beaux. Et vous ferez tellement plaisir aux gens auxquels vous faites la bise ^^

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Comment on mange #2

Ça y est ! M. MicroDou a presque 6 mois, il se met presque assis (il tombe encore un peu en avant), il essaie de nous chourer tout ce qu’on met à la bouche… Je crois qu’il est prêt pour débuter sa diversification. D’ailleurs il a débuté sa diversification, M. Doudou lui a donné un quartier de pomme au goûter. Gros succès.

Cette fois ce n’est plus la DME qui soulève des questions dans notre entourage (je suis folle, c’est un fait acquis par la belle-famille / je n’écoute rien, c’est un fait acquis par ma famille). Non, ce qui soulève des questions c’est notre végétarisme. Ah, ben oui. Comment diable allons nous diversifier cet enfant alors que nous sommes végétariens ?! Et même PIRE ! Comme je ne peux plus manger de produits laitiers ni d’œufs (allaitement d’un bébé clairement intolérant) et que ça fait une demie éternité que j’ai pas racheté de miel… Je suis devenue… VÉGANE !

Ça explique un peu le « Bébé veggie » d’Antigone, hein ?! 😀
Bon, tout ça pour dire que M. MicroDou va être diversifié végé en accord avec son médecin et surtout avec son accompagnement. Vous vous rendez compte ? J’ai trouvé un médecin qui encourage l’allaitement et qui accepte d’accompagner une DME végane ?! En FRANCE ! Hum. Bref.

Doooonc cette diversification, comment va-t-il la mener ? Et bien il va manger des fruits et des légumes en même temps que nous, essentiellement le midi dans un premier temps. La question du midi/soir c’est vraiment une question d’organisation, le soir c’est souvent plat unique et donc moins facilement mangeable par un petit bonhomme à la dextérité manuelle approximative (ouais on a vu plus facile que la quiche pour débuter sa diversification). Je pense qu’on aura bientôt l’occasion de faire des grosses pâtes faciles à prendre en main et j’arriverais bien à aller prendre le pain sans qu’il s’endorme sur le trajet avant ses 15 ans ! Pour l’instant il n’a pas besoin d’un apport protéique important puisqu’il est toujours allaité à la demande (et donc AVANT son repas). Jusqu’à un an l’aliment principal reste le lait donc pas de souci à se faire de ce côté là.
D’ici 3-4 mois (ce sera le début de l’été) on aura bien acquis les fruits et légumes et on pourra attaquer les légumineuses ! Là j’avoue que je verrais si ce sera sous forme de tartinades (on en consomme énormément nous même) ou des grosses légumineuses comme les haricots noirs ou les mogettes à manger du bout des doigts, M. Doudou a suggéré aussi de lui donner des bâtonnets de lupin grillés, c’est une bonne base pour des petites mains vu que ça a la taille d’une grosse frite. Sans doute un peu des trois. Je ne compte pas trop introduire le soja rapidement, non pas par crainte de quoi que ce soit, mais parce que chez nous le soja est essentiellement consommé sous forme de tofu mariné et que du coup c’est quand même un peu gras et salé pour un petit estomac qui découvre la nourriture solide. Probablement qu’à ce moment là, il mangera deux fois midi et soir ou matin et midi ou matin et soir. Plus tous les grignotages de la journée (surtout en été avec tous les fruits qui se baladent).

L’avantage ici c’est que M. MicroDou sera avec nous presque tout le temps vu qu’il ne rentrera à la crèche qu’en juillet. Pour la crèche on verra comment on gère, mais ils ont un menu végé (je sens que la pédiatre va pas me lâcher).

PS : Écrire cet article m’ayant pris plusieurs jours, M. MicroDou a entre temps mangé des patates, de l’avocat (et il en est dingue comme tous les habitants de la maison), de la clémentine et un peu de banane. Il a aussi léché ma cuillère de parfait ce matin, mais il a pas été content du tout, apparemment il aime beaucoup moins le sarrasin que moi ^^’

PPS : pour ceux qui se poseraient la question M. MicroDou, à l’instar de son frangin, trône en majesté à la table familiale sur sa Tripp Trapp from LeBonCoin. Ces chaises sont nickel pour la DME : l’enfant est à table et elles sont faciles à nettoyer !

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Comment on va réduire nos déchets

Depuis toujours avec M. Doudou, on essaie de limiter nos déchets. On va au marché, on réutilise les sacs, on achète d’occase, on bidouille… M’enfin tout de même il nous reste de la marge avant d’être vraiment zéro déchet. Et cet automne je repensais à cette petite phrase assassine de la pédiatre de la crèche : « Réduire ses déchets c’est bien gentil, mais avec un bébé c’est complètement IMPOSSIBLE ». Ah ? Pourtant faisons un petit point sur MM. MiniDou et MicroDou :
– allaités => pas de boîte de poudre, pas de bouteille d’eau, pas de biberons
– DME => pas de petits pots ou presque (beaucoup de fait maison pour les sorties) et si petit pot en verre !
– habillés seconde main en très grande majorité, le neuf vient de cadeaux
– couches lavables => pas de couches dans ma poubelle
– lingettes lavables => pas de cotons ni de lingettes dans ma poubelle
– serviette de table lavable
– presque pas de totoche (tutute ? sucette ? bref vous voyez quoi), M. MiniDou en est à sa 5ème en 3 ans et M. MicroDou à sa 1ère et c’était celle de son frère.
– sac imperméable lavable pour l’école et la crèche pour les accidents mouillants sur les vêtements (l’autre jour M. MiniDou est tombé et s’est rattrapé en mettant le bras dans un lavabo à l’école, lavabo où trempaient les pinceaux…)
– tapis de change lavables (le nomade a une épaisseur de PUL, ceux à la maison sont de bêtes serviettes de bain)
– beaucoup de jouets d’occase
– beaucoup de goûters maison quand on sort (petite gourde d’eau et gourde de compote rechargeable)
– les dessins se font sur feuille de brouillon…
Bref je pense qu’un peu de bonne volonté et ça marche !

Il y a encore quelques petites choses qu’on pourrait faire et qui sont assez faciles…

Fabriquer des disques démaquillants réutilisables : bon, ça, je me maquille pas assez pour avoir l’utilité de démaquillettes perso, donc j’utilise les lingettes lavables des garçons
Acheter  un coton tige réutilisable : j’en avais un, il s’est pété. Il était pourtant en inox ! Il faut que j’en retrouve un maintenant !
Ne plus se laver qu’à l’eau et essayer la brosse à corps : pour MM. MiniDou et MicroDou juste le lavage à l’eau, ils ne transpirent pas beaucoup, pour moi le brossage est déconseillé (j’allaite) et M. Doudou a du mal à sauter le pas, mais on y travaille ^^
Fabriquer mon liquide vaisselle : c’est le programme des vacances
Continuer à ne pas me laver les cheveux : normalement ça devrait pas poser problème, j’ai survécu à la grossesse et au post partum sans shampooing indus, je devrais survivre à un retour à la normale 🙂
Arrêter de manger de la viande : en très bonne voie pour moi, plus lent pour MM. Doudou et MiniDou, M. MicroDou sera diversifié végane
Fabriquer mes sacs pour les courses : en cours j’en ai déjà une bonne dizaine ^^
Ne plus abandonner mon compost : ça fait 10 mois qu’il tourne, j’ai bon espoir
Faire plus de sport : bon ça c’est pas zéro-déchet, mais ça me ferait pas de mal ^^’
Fabriquer les cadeaux de Noël : à nouel dernier on a presque tout fabriqué, c’était chouette 🙂 et ça a beaucoup plu 😀

Sinon pour ceux que ça intéresserait, on fait les courses avec nos bocaux pour éviter les papiers d’emballage et les barquettes en plastique jetables, on a viré la plupart de nos produits d’entretien au profit du bicarbonate de soude, du vinaigre blanc et de l’huile de coude. Les plats industriels nous ont tout simplement quittés du fait des intolérances alimentaires des garçons et de notre tournant végé, c’est plus simple de faire maison !

Si la question vous intéresse, allez donc voir ici : Zéro déchet Family

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Comment j’ai trouvé « Bébé veggie »

Tout simplement en demandant poliment à la libraire ! Ha !

Vous vous doutez bien qu’avec la transition végé (plus ça va et plus on vire véganes) de la famille et l’arrivée de M. MicroDou je me suis jetée sur le dernier né d’Ophélie Véron aka Antigone xxi « Bébé veggie » !

Oui, bon, mais comment je l’ai trouvé une fois lu ?

Tout d’abord quelques remarques générales :
– la couverture est très belle, un peu cliché, mais c’est un bouquin de recettes pour pitchounets, faut établir direct la couleur ^^
– la reliure est de bonne qualité. Ça a l’air con, mais mes bouquins de cuisine doivent résister à de multiples relectures, feuilletages, manipulations…
– le format est tout bien comme j’aime (mais ça c’est vraiment très perso)
– l’organisation des chapitres est très agréable et je l’ai trouvée très logique et pratique

Globalement le livre m’a énormément plu, mais avant que je vous explique plus en détails pourquoi je ne regrette pas mon achat je vais vous parler de ce qui m’a déplu (et ouais, j’balance) (ou pas) (plutôt pas en fait).

Déjà il est fait mention de « lait infantile », « lait maternisé » et autres « laits »… NOOOOOOOOOOOOOOOON (*gros désespoir*) ! La loi est très claire : dans le but de ne pas confondre lait maternel et son substitut on doit parler de préparation 1er âge (jusqu’à 6 mois) puis de préparations de suite (après 6 mois) et enfin de lait de croissance (après un an). Ce n’est pas du lait, pas plus que les « laits » végétaux… Bref ça me gonfle de voir les mauvais termes, employés en plus dans la partie de la nutritionniste, qui pourrait tout de même savoir de quoi elle parle. De même je trouve les termes « allergie au lait maternel » bien trop confusionnants. On n’est JAMAIS allergique au lait maternel. JAMAIS. Pas rarement comme dit dans le bouquin : JAMAIS. On peut en revanche être allergique à certaines protéines/molécules aromatiques qui ont la faculté d’infiltrer tous les liquides du corps humain ou presque et qui passent donc dans le lait maternel (ce que le bouquin explique d’ailleurs par la suite). Chez nous par exemple, ce sont les protéines de lait, les œufs et probablement un autre truc non encore identifié. C’est à mon sens très important de bien choisir les termes employés car en cas d’allergie alimentaire la solution consiste à ne plus manger de l’aliment incriminé. Donc si on était (je dis bien ÉTAIT) allergique au lait maternel il faudrait (FAUDRAIT) arrêter l’allaitement. Or NON. La solution c’est que la maman arrête, ELLE, de consommer l’aliment allergisant. Brest is best, chacun choisit en son âme et conscience, mais ça n’empêche que la solution à une allergie alimentaire n’est pas uniquement dans le passage à une préparation pour nourrisson. Voilà pour les questions de vocabulaire. Il a évidemment fallu que ça touche au sujet ultra sensible pour moi de l’allaitement…

Petite déception, on aborde bien la question de l’huile de palme dans les préparations pour nourrissons, mais uniquement sous l’angle nutritionnel et pas éthique. Je comprends le choix, mais dans un bouquin végane, j’aurais aimé que le sujet soit mentionné ne serait-ce qu’en passant…

Les recettes DME, manquent à mon sens l’idée de base de la DME. L’idée étant pour moi de justement ne pas cuisiner pour l’enfant (bon après je dis pas, hein, y’a des trucs tentants pour moi aussi), mais de le laisser se dépatouiller avec ses envies, ses besoins, ses mains et des aliments bruts. Cuits éventuellement, mais pas mixés/écrasés. Entendons nous bien : je comprends bien que si je fais un porridge à M. MiniDou et que c’est de la DME pour moi (enfin à l’époque), alors il a fallu que je cuisine… Mais transformer de la purée/compote en glace pour pouvoir rentrer ça dans la DME, non. C’est pas de la DME, juste une autre manière de filer une compote donc un aliment mixé. Si la question de la DME vous intrigue encore je vous renvoie ici et .

Ceci fait, qu’est-ce qui m’a plu ?

Tout d’abord l’introduction sur l’idée que « Non on n’est pas un dangereux psychopathe parce qu’on veut pas donner de produits animaux à son précieux, bien au contraire », les conseils sur la grossesse et la préconception (ceux-là ils arrivent un peu tard pour moi) et toutes les petites infos sur la nutrition en général.

Puisqu’on parle de infos nutrition, j’ai trouvé que les questions de la B12 et du calcium y sont particulièrement bien abordées et c’est chouette. Ça m’a même fourni un nouvel argument face aux gens qui s’obstinent à m’expliquer que c’est MAL que j’allaite et que je consomme pas de produits laitiers et j’ai tout de même trois ans d’entraînement sur la question. Ah oui ! Et le gluten ! Elles ne citent pas le kamut comme contenant du gluten ! Et c’est normal puisque le kamut n’est jamais qu’une variété de blé breveté (et ouais en France on a pas le droit de breveter le vivant, mais c’est pas le cas partout et du coup certains industriels en ont bien profité) or le blé tout le monde sait que ça contient du gluten. J’aime quand on se prend pas la tête avec les cas particuliers ^^

J’ai adoré les « Premiers jus et smoothies » qui donnent un côté bébé hipster qui m’a fait doucement glousseter (doucement car M. MicroDou faisait la sieste à côté de moi).

Les recettes « légumineuses », les « premières galettes », les « petits plats hyper protéinés » et les tartines m’ont fait littéralement baver d’envie. Je pense que je vais tout tester avant de les proposer à M. MicroDou, après tout ce ne serait pas très sympa de faire de mon bébé un sujet d’expérimentation. Hein ? Hein ? 😀

Si vous voulez avoir une idée du genre de recette qu’on peut trouver dans le livre Antigone/Ophélie en a justement partagé une aujourd’hui. Ça tombe double bien, c’était une de celles qui me font de l’œil depuis l’autre jour 🙂 J’ai donc doublement envie de la tester !

Le dernier truc qui m’a fait vraiment apprécier ce bouquin ce sont les magnifiques photos de Linda Louis qui mettent vraiment bien en valeur le travail sur les textures et les couleurs d’Ophélie/Antigone (et les petits pipounes trop craquants aussi).

Et vous alors ? Lu ? Pas lu ? Envie ? Pas envie ?

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Comment je change mon fils

On me pose souvent la question : ton sac à langer il doit être ÉNORME, non, avec les couches lavables ?!

Hahaha ! Non, voyons ! Le sac à langer gigantesque c’est pour les mamans qui ont encore toutes leurs articulations. Moi il me manque un genou (rotule luxée) et une épaule (clavicule luxée), vous vous doutez bien que je fais léger.

Attention, sous vos yeux ébahis, le voici, le voilà, totalement déplié, mon sac à langer :

Sac_langer

Alors qu’est-ce qu’il y a sur cette photo ? Je vais vous le faire en partant du fond du sac vers le haut :
– deux compresses stériles qui viennent de la maternité + deux dosettes de sérum phy pour nettoyer les yeux de M. MicroDou qui a tendance a être enrhumé de l’œil comme dit son frère. Les seuls trucs jetables du sac, mais je cherche à les remplacer par du durable !
– une tenue de rechange : chaussons + chaussettes + body + jambières
– 3-4 lingettes lavables de tailles variables (coton + éponge de bambou ici, cousues maison)
– 2 couches lavables (ici des gdiapers)
– 1 sac imperméable en PUL (le truc avec les animaux multicolores) pour mettre les affaires sales
– 1 tapis de change avec une face imperméable (ils sont pas trop beaux mes petits machins rouges et verts ?!) face en éponge de bambou, amoureusement cousu par moi même
Le tout tient dans un sac de 15 × 15 × 18 récupéré d’un jouet Liliputiens offert à M. MiniDou. Son seul défaut est que la poignée est du côté opposé à la fermeture éclair, hyper contre-intuitif. Fermeture éclair dont la tirette cassée a été remplacée par un petit bout de ruban. Deuxième effet kiss kool : le sac est rangé par ordre de besoin des choses quand je change M. MicroDou. Il y a encore la place pour 3 couches ou deux couches et une tenue supplémentaire.

Vous me direz « Et le bib ? ». Bah y’en a pas, j’allaite, mais si je devais avoir un bib ce serait dans une pochette isotherme qui tient dans mon sac à dos, pas folle !

Pour celles et ceux qui se demandent « Et pour les vacances ? »
Nous partons toujours quelque part où on peut faire des lessives (un enfant ça se SALIT parce que ça JOUE ! Diantre !)(du coup faut laver)(mais quelle surprise ! il faut laver les affaires de ses enfants), donc un petit sac de voyage (style sac de sport) rempli de couches et c’est bon (testé 10 fois et approuvé à chaque fois). Avantage : toi aussi tu pourras voyager plus léger puisque tu pourras également laver TES affaires ! Bilan, même en avion on a jamais été coincés.

Et voilà, un sac à langer léger, compact, pratique, esthétique malgré tout et surtout qui ne génère pas une tonne de déchets à chaque pet de mon fils ! Yay !

Eh ! Dites ! Oh ! On me souffle dans l’oreillette que ça c’est le sac pour quand je suis sûre d’avoir un point d’eau. DONC, pour quand je suis pas sûre qu’il y aura un robinet à proximité j’ai une petite bouteille en verre de 25cL. Je la rempli d’eau très chaude avant de partir (du coup elle tiédi gentiment le temps de remplir la couche) et voilàààààà.
J’en profite pour signaler que j’ai résolu mon problème de compresses stériles grâce à mon papa (trop fort mon papa) : deux lingettes en coton (sans éponge) dans une boite métallique, on passe les lingettes dans une lessive à 95 (merci maman de m’héberger mes lingettes dans les lessives de blouses de papa) et papa me stérilise ma boite régulièrement à son boulot (merci papa). Bon par contre le sérum phy je cherche encore…

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Comment ça s’est fini

Hé bien à vrai dire ça s’est SUPER BIEN fini ^^

Bon au début c’était pas l’impression que j’en avais. Je suis arrivée au terme dans un état d’épuisement qui n’avait d’égal que l’insistance de mon père à connaitre le nom que nous avions choisi AVANT la naissance (alors qu’on avait été très clairs sur le fait qu’on ne le dirait qu’une fois notre M. MicroDou dans les bras). J’ai dépassé le terme et l’épuisement à fait place à un état que je qualifierais de blasé si je n’avais pas été bien au delà du blasé (Pratchett, où es-tu ?! Qu’y a-t-il au delà du blasé ?!)…

Un RDV de terme, monito, écho, tout va bien je contracte touuuuuuuuut doucement, faut que je rentre chez moi et que je revienne quand les choses sérieuses auront commencé. Pas de TV, pas de gynécon ce jour là (c’était dimanche ^^). Si jamais les choses sérieuses n’avait pas commencé mardi matin à 10h je devais revenir pour renouveler mes examens… Où pensez-vous que j’étais le mardi suivant ? À la maternité pour mon RDV terme +2, bien sûr. Monito, écho, tout va bien je contracte toujours touuuuuut doucement blablabla. Choses sérieuses ou jeudi 10h. J’y crois plus du tout, je vais devoir être déclenchée, après tout ça fait un mois que je contracte tout doucement.

Mercredi je contracte toujours. Sauf que cette fois les choses se précisent et les contractions d’abord n’importe quoiteskes deviennent régulières. Je fais du ballon toute la soirée en comptant. Jeudi 1h du mat’ j’appelle les urgences de la maternité pour leur annoncer 1h de contractions régulières, douloureuses (gniiiiirk), survenant toutes les 5 minutes. Bain, paracétamol, appel à papa-maman pour garder M. MiniDou.

Petit aparté sur le BAIN : c’est TROP BIEN, ça détend, ça soulage, si on aime se baigner (et qu’on a une baignoire) c’est tout simplement le pied. SAUF qu’il faut en sortir de ce foutu bain et que c’est ENCORE MOINS facile qu’à 9 mois de grossesse. Donc réfléchissez bien à la disponibilité d’une personne pour vous aider à sortir AVANT de rentrer ^^

Arrivée à la maternité, il est 3h15 du mat, je hurle à chaque contraction. Je hurle parce que ça me soulage et qu’à ce moment précis la tranquillité et les oreilles de mes voisins, eh bien, j’en ai rien à battre ! Le sage-femme de garde m’examine rapidement (c’est lui que j’ai eu au téléphone), j’en suis à 3 et il est clair pour lui que ça va aller vite, vu que le col est « ben quasi introuvable tellement il est effacé ». Il m’amène en salle d’accouchement dit-il.

« J’ai fait une demande pour la salle natuuuuuuuuuuuuuuuuuuuUUUUUUuuure.
– Ah, oui, mais elle est prise. Si elle se libère avant que vous n’ayez fini je viendrais vous chercher.
– Promis ? *_*
– Promis »

Je lui fais totalement confiance parce que je l’avais vu pendant ses études pour la naissance de M. MiniDou et qu’il avait été topissime. Il me roule donc en salle de naissance (je suis infoutue de marcher jusque là bas, les contractions sont trop violentes et trop rapprochées) et me confie à sa collègue :
« Deuxième petit bébé, travail début spontané, 3cm, salle nature (occupée), gère très bien, péri non souhaitée.
– Ah, il se présente normalement le bébé ?
[AaaaaaaaAAAAAaaaaaAAAArrrrriiiiiiiiiiiiilliaaaAAAAArgh]
– Oui, aucun souci.  »
Et sur ce il me quille sur la table en me disant « installez-vous comme vous voulez, enfin pouvez, enfin à vous de voir quoi ». Du coup je m’installe sur le côté, puis sur l’autre côté, [AaaaaaaaAAAAAaaaaaAAAArrrrriiiiiiiiiiiiilliaaaAAAAArgh] puis le dos tourné d’un côté les jambes à plat en tailleur et à nouveau sur le côté.
« Je veux pas la lumière T_T (exaucée) [AaaaaaaaAAAAAaaaaaAAAArrrrriiiiiiiiiiiiilliaaaAAAAArgh]
– C’est bon ? Vous avez fini ? Je vous examine, les contractions sont trop rapprochées (Ah ? C’est le nouveau prétexte bidon pour faire des TV à tout va ?) Ha ! Ben vous êtes pas du tout à 3 ! »
Là globalement je pense « Oh le con ! J’en ai encore pour des PLOMBES ! », j’ai méga envie de pousser, je pousse, tant pis, je fais tout doucement comme me l’a recommandé ma sage-femme l’idée étant d’appuyer sur le col pour le pousser à s’ouvrir.
« Ah, la poche des eaux se rompt pas. Poussez plus fort pour voir ? De toutes façons là, vous êtes au max.
– Quoi ? Non, moi je veux juste dormir T_T
– Pas question !
– Maiiiis jeeuuuuuheuheu [AaaaaaaaAAAAAaaaaaAAAArrrrriiiiiiiiiiiiilliaaaAAAAArgh] veux dormiiiiiiir T_T
– Ma chérie, réfléchis, ça va pas être trop possible là… Il arrive. »
De fait, il arrive, 4 poussées plus tard (donc [AaaaaaaaAAAAAaaaaaAAAArrrrriiiiiiiiiiiiilliaaaAAAAArgh Putain T_T] × 4). Il est 3h45. Je le récupère sur moi, on laisse le cordon tranquille, on essuie un peu parce qu’il a fait un méga méconium à l’intérieur donc il est bien dégueu. La sage-femme conclut par « Hé ben, on dirait pas à vous voir, mais vous avez du coffre, hein. » Oué, ben accouche sans péri ma grande, on en reparlera !

M. MicroDou aussi a du coffre et il a aussi la dalle 😀 Il sent bon, il est tout doux, il est même pas rouge et je me sens soudainement en PLEINE FORME. C’est con, hein ?

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Comment je suis finalement restée calme et polie avec les cons

Avant toute chose : si vous voyez une référence sportive dans le titre, je vous kiffe grave (et sinon c’est pas grave, je vous aime aussi) ^^

Il y a une semaine je suis allée à ma consultation obligatoire avec l’anesthésiste. Si vous avez lu les articles précédents vous savez que je compte me passez de péri (en tous cas le plus longtemps possible) cette fois-ci. C’est donc ce que j’ai répondu à la sympathique anesthésiste qui me demandait quel était mon projet de naissance. La première fois j’avais répondu « Je sais pas, je pense que je verrais sur le moment » ce à quoi il m’avait été répondu « Ok, comme vous voulez, de toutes façons c’est VOUS que ça regarde. Il faut que j’examine votre dos ». Cette fois-ci la réponse a été carrément différente…

D’abord elle a fait clairement la gueule quand j’ai mentionné mon souhait d’avoir accès à la salle « nature », mais j’ai aussi bien compris que je lui cassais sa baraque en lui disant que je comptais bien me passer de péri cette fois, même si je n’excluais pas l’idée totalement. De fait quand elle a ouvert la bouche, ça a été pour ça :
« Oui, alors la salle nature c’est bien beau, MAIS il faut savoir deux choses. Ce sont deux points qui font que TOUT DE MÊME la péridurale c’est PLUS SIMPLE. La première c’est qu’en cas de nécessité d’une césarienne en urgence, si vous avez déjà la péridurale ça NOUS permet d’aller plus vite, on peut facilement gagner 1/4 d’heure, même chose en cas de complication type hémorragie après la sortie du bébé. La deuxième c’est que si on a besoin de vous recoudre ou de faire une révision utérine, c’est quand même plus simple si vous êtes anesthésiée et franchement, placer une péri en toute fin d’accouchement c’est ultra galère.  »
Je vous livre maintenant ce que moi j’ai entendu :
« Oui, alors la salle nature c’est bien beau, MAIS les hippies comme vous sont des casse-couilles. Parce que bon, vous coller d’office une péri, ça facilite le travail de l’anesthésiste et de l’obstétricien. J’essaie de te faire flipper avec la césa d’urgence alors que ton dossier stipule clairement qu’il faut TOUT envisager pour l’éviter, on sait jamais, ça pourrait marcher. Non, parce que franchement si on pouvait éviter de venir sur une intervention compliquée et qui ne servira que quelques minutes hein… »
Vous comprenez donc pourquoi quand j’ai repris la parole ça a été pour lui dire : « Je ne suis pas là pour VOUS faciliter le travail. Je suis désolée, mais je suis là pour accoucher. Or je compte bien le faire comme JE le souhaite, en accord avec MOI-MÊME. J’ai déjà eu une péri, je sais quels en sont les avantages et les inconvénients, je fais un choix ÉCLAIRÉ, je pense (malheureusement) que peu de femmes peuvent en dire autant. Donc les annonces catastrophiques et les prédictions de complications, pas d’bol, mais j’adhère pas. 1/4 d’heure gagné ? C’est le temps qu’il faut pour placer une péri ou une rachianesthésie, en plus on est sur une maternité niveau 3, ce qui implique que l’anesthésiste soit immédiatement réquisitionnable en cas d’urgence (dans la limite de la sécurité de la patiente sur laquelle il intervient à ce moment là). En plus préparer un bloc et les chirurgiens c’est 30 min, donc on l’a largement le 1/4 d’heure. Ce sera sans péri aussi longtemps que possible. »
Et ben elle a boudé tout le reste du temps. Ça donne envie d’être manipulée par ces gens là, c’est fou.

Bref encore un bel exemple de médecin qui règne sur ses patients par la terreur et la suprême blouse blanche. Le pire c’est qu’elle était toute jeune cette anesthésiste, c’est donc le pur produit de sa formation… C’est désespérant comme perspective.

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Comment te dire ?

Le 25 janvier 2015 au soir a eu lieu la dernière tétée de M. MiniDou.

Voilà, c’est dit. 2 ans, 3 mois et 19 jours. La durée de mon allaitement avec M. MiniDou.

On était clairement sur la voie du sevrage tranquille, il ne tétait plus que deux fois par jour, au lever et au coucher. Un peu plus en cas de maladie. Pour autant il était clair que rien ne le pressait d’arrêter. Il tenait à ses deux tétées et moi de mon côté, ben je m’en foutais un peu qu’il soit pas pressé. Il se couchait très bien sans moi les soirs où je ne pouvais pas être là et il n’est pas « pot de colle », « toujours dans mes jupes », « trop fusionnel avec sa maman » (à part en présence d’inconnus, mais les inconnus, on leur dit prout).

Et puis M. Doudou a dit « Ok pour le deuxième » et le PCP-Numérobis a sauté sur l’occasion pour arriver aussi sec. Ça a été le début de la fin. D’abord la production qui baisse, M. MiniDou ne s’endormait plus au sein, il se couchait sans souci après sa tétée moins volumineuse (comme quoi, non, il n’avait pas faim, juste besoin d’un gros câlin) et pour le matin il s’est simplement mis à boire et manger plus au petit dej. Seulement je n’allais pas en rester là. Ah ça non ! Comme pour ma première grossesse (quoique plus tardivement), j’ai gentiment augmenté mon volume mammaire. Normal, la glande mammaire se développe toussa. Sauf que ça fait super mal et c’est en continu. Donc imaginez comment je serrais les dents pendant les tétées. Si on ajoute à ça qu’à chaque fois que je tirais mon lait ou que M. MiniDou tétait j’avais des nausées de foufou… Le 25 janvier au soir j’ai craqué, je suis sortie de la chambre de M. MiniDou après l’avoir fait téter et endormi et j’ai dit à M. Doudou « Il faut qu’il arrête de téter. » et j’ai expliqué pourquoi je ne pouvais plus continuer. M. Doudou a dit ok et a pris les choses en main pour que les couchers suivants se passent au mieux. Il n’a pas fait de commentaire, juste cette petite moue qui dit « Ça va ? »

Ensuite il y a eu les RDV à la maternité. Comme je suis suivie au CHU, à chaque consultation j’ai un nouvel interne, toujours encadré par la même personne, moi j’aime bien. Malheureusement cette fois-ci ça a donné ça :
Interne n°1 : « Vous avez allaité le premier ?
– Oui
– Combien de temps ? C’est pour le dossier ? (ah ben je sais pas moi si c’est pour le dossier, c’est toi qui t’y cramponne ma grande)
– 2 ans 3 mois et quelques jours
– °o° »
RDV suivant – Interne n°2 : « Ha ben on a pas noté la durée de l’allaitement du premier. Vous vous souvenez ? À la louche, hein. C’est loin.
– Euh pas vraiment non. Je peux vous donner la date exacte de l’arrêt. Sinon ça a duré 2 ans 3 mois et quelques jours. À la louche. 😀
– °0° »
RDV suivant – Interne n°3 : « Tiens ? On a toujours pas noté la durée d’allaitement… Vous avez une idée ? Sinon pour la prochaine fois regardez dans…
– … 2 ans 3 mois et quelques jours.
– *s’évanouit* »
RDV suivant – Interne n°4 (mon premier interne mâle sur 14 mois cumulés de suivi de grossesse) : « Ben ? Pourquoi y’a pas la durée d’allaitement ?
– Parce que vos collègues ont été traumatisées.
– Ah bon ? Mais vous avez allaité combien de temps ?
– 2 ans 3 mois et quelques jours (putain, note le, sinon je te fais bouffer le dossier)…
– C’est tout ?! Ma maman m’a allaité jusqu’au sevrage naturel à 5 ans. *Note* En même temps avec une nouvelle grossesse, ça complique souvent les choses.
– 😀
– Mais ça va sinon ? Vous le vivez bien ? Tous les deux ?
– 😀 😀 😀 « 

Le truc c’est que ces 4 conversations donnent une idée des réactions que j’ai pu avoir quand la nouvelle de la fin de l’allaitement de M. MiniDou s’est répandue. « Bah il était temps de couper le cordon, hein », « Olala, oui, ben tant mieux, au moins il tètera pas les pieds du ptit », « En même temps ça ne lui apportait plus rien maintenant », je vous en passe et des meilleures. Seule ma voisine, également enceinte, m’a dit « Roooh, j’adorerais allaiter longtemps, mais je me dis que ça doit être encore plus dur quand ça se termine. Tu le vis bien toi ? ».

Alors, non, sachez que même après deux ans, même si VRAIMENT on en peut plus, arrêter un allaitement ce n’est PAS FACILE. M. MiniDou a demandé 15 fois plus de câlins (et je n’avais pas 15 fois plus de temps T_T), il a fait des grosses colères, j’ai été très triste de ne plus avoir ce moment rien qu’à nous deux fois par jour, il a été malade et pour la première fois en plus de deux ans je ne savais pas quoi faire pour soulager mon fils… En général à ce moment là de la discussion quelqu’un me dit « Oui, ben moi aussi ça m’est arrivé de pas savoir quoi faire pour soulager mon fils/ma fille. Je m’en suis remis/e ». Alors en dehors du fait que c’est un argument de merde (je suis ravie que de n’avoir pas pu aider ton gamin malade ne t’ai pas conduit au suicide, mais en quoi ça en fait une bonne expérience ?) est-ce que tu avais dans les bras un enfant qui pleurait « Maman, tétée, siteuplé » ? Quand ton gamin te donne la solution et que tu ne peux pas lui apporter, tu ne te sens pas juste coupable, tu envisages carrément de t’auto-dénoncer aux services sociaux pour maltraitance.

Maintenant ça va mieux, je crois que M. MiniDou attend l’arrivée de Numérobis pour essayer à nouveau de téter. On verra bien ce que ça donne…

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Comment on (continue à) reste(r) propre

Il y a un an grosso-modo je vous proposais un article sur notre routine propreté perso. Côté lavage du corps rien n’a changé si ce n’est que depuis que nous avons à nouveau une baignoire, nous avons remplacé une de nos douches par un bain à 2. Ce qui m’amène à reparler de ça ce sont deux points rapidement abordés : mon utilisation de crème hydratante et ma découverte du no-poo.

On va commencer par la crème hydratante. J’avais fini par opter pour une crème bio, avec assez peu d’ingrédients et surtout aucun des fameux ingrédients si décriés car perturbateurs endocryniens, cancérigènes ou sérieux polluants. Elle avait tout de même 3 défauts cette crème (du moins au plus gênant) : son odeur qui m’emballait moyennement, elle était vendue en flacons plastiques peu pratiques et pas rechargeables et elle coûtait un bras. Alors certes un pot me faisait 6 mois facile, mais quand même, j’aime mieux investir mes sous dans des bouquins, des disques ou une sortie.
Les cosmétiques maison me faisaient de l’œil depuis un petit moment et mon côté chimiste était de plus en plus attisé par la promesse d’une bonne manip’. SAUF que je ne trouvais aucune recette dont la composition me satisfasse. Il y avait bien la crème hydratante d’Antigone XXI, mais sa durée de conservation assez restreinte m’embêtait un peu.
Et puis un élève adorable m’a fait un superbe cadeau : le Graal. Quoi ? C’est pas ça ? Tout de même : 500mL de beurre de karité bio qu’il produisait chez lui au Sénégal. Sa première production. Il était tout fier d’avoir pu produire ça et tout honteux de m’offrir un truc aussi « commun, dans un pot de récup ». Ouais, commun pour un Sénégalais, pas pour moi et le pot de récup il est très sympa je trouve, en verre avec une forme un peu travaillée. Ça a été une véritable épiphanie : un seul produit qui pouvait hydrater tout mon corps (et ouais même mes cheveux et mes lèvres).

Le fameux karité (même pas encore mur pour la récolte)

Est alors arrivée ma grossesse. J’ai hésité et j’ai finalement choisi de ne pas racheter d’huile anti-vergetures. En revanche j’ai préparé mon premier cosmétique maison. Une chantilly karité-macadamia-amande douce, le tout (bien évidemment) bio. C’est pas compliqué :
– 50% (en volume) de beurre de karité
– 50% huile (dans mon cas 30mL d’huile de macadamia et 20mL d’huile d’amande douce)
Vous versez tout ça dans le bol du batteur bien chaud (sinon le karité se solidifie) et en avant le fouet, on monte tout ça en chantilly. Personnellement je me suis arrêtée un peu avant la consistance réellement chantilly, parce que je voulais garder un peu plus de fluidité. J’ai versé tout ça dans un joli pot en verre (stérilisé), j’ai bien refermé et voilà.
Au final j’ai un produit dont je suis sûre de la composition : deux huiles vierges, première pression à froid, bio et un beurre de karité bio, extrait sans solvants et non chauffé. Ça sent bon, mais ça c’est très personnel parce que l’odeur est VRAIMENT spéciale : l’huile de macadamia comme le beurre de karité ont des odeurs, peu marquées certes, mais très caractéristiques. Je trouve qu’elles se marient très bien, mais ce ne sera pas forcément le cas de tout le monde. En revanche… J’avais pas pensé au fait que l’huile d’amandes douces n’est PAS ce qu’on appelle une huile sèche. Une huile sèche ne laisse pas de film gras sur la peau, moi à chaque fois que j’utilise ma chantilly, je luis pendant plusieurs heures. Ceci dit je n’ai jamais tâché mes vêtements, je ne l’utilise que le soir avant de me coucher et je ne l’utilise pas pour le visage.
Bilan après 6 mois d’utilisation : pas de vergetures, pas d’eczéma, pas d’irritations, une peau encore plus douce que d’habitude et déjà une deuxième « fournée » de faite.

Du bicarbonate de soude bien fin comme il faut !

Passons maintenant au no-poo. Alors… Soyons honnêtes ça a été moins rose que pour la crème hydratante, mais j’ai (je crois) enfin trouvé une routine qui me convient (M. Doudou s’est également converti et il lui a suffit de trois mois pour que tout roule à un lavage tous les 15 jours).
Deux points importants : je n’ai pas une brosse, mais deux et j’ai les cheveux longs (sous les omoplates pour les plus courts), épais et facilement électriques.
Pourquoi j’ai deux brosses : ben tout simplement parce que je les lave systématiquement après m’être brossé les cheveux le matin et le soir et que je n’aime pas me brosser avec une brosse mouillée/humide. Or ma brosse était encore trop souvent mouillée de la veille au soir. Ça permet aussi de bien les décrasser en profondeur sans se trouver démunie.
Donc ! La routine cheveux :
– brossage deux fois par jour minimum (de temps en temps une folie coiffure me prend et je me recoiffe différemment trois cent fois dans la journée)
– cheveux attachés 90% du temps : en été ils me tiennent trop chaud pour faire autrement, en hiver comme je porte des pulls ils se la jouent Jackson Five ou me collent des décharges d’électricité statique… En plus je manipule parfois des flammes nues dans le cadre du boulot, donc cheveux attachés. Au final c’est devenu une habitude.
– tous les 10 jours : lavage au bicarbonate de soude + dernier rinçage au vinaigre de cidre + hydrolat de pamplemousse bio
– tous les 3 mois environ : remplacement d’un bicarbonate par un lavage au rhassoul (2 cuillères à soupe de rhassoul, 1 cuillère à café de vinaigre de cidre, 1cuillère à café d’hydrolat, de l’eau pour faire une pâte assez épaisse), même dernier rinçage que d’habitude
– au besoin rinçage à l’eau chaude, puis froide, puis au thé vert ou au vinaigre de cidre en massant bien le cuir chevelu.
Quels écueils ?
Déjà mes premiers rinçages à l’eau uniquement : j’avais toujours les cheveux aussi dégueu, collants, lourds… Voire plus, c’est quoi cette arnaque ?! Je les rinçais juste à l’eau chaude. J’ai introduit l’eau froide sur les conseils de M. Doudou qui m’a dit « Au pire ça te changera rien » (c’est pas faux et ça coûte rien). Ça ne collait plus et ça avait vaguement l’air correct, mais alors louuuuurds les cheveux. J’ai rajouté le dernier rinçage pas vraiment à l’eau sur une intuition perso que je ne regrette pas. Depuis j’ai un vrai gain de temps quand mes cheveux sont crassous, je sais que je peux gagner 2-3 jours en les rinçant (et 1-2 jours si je répète la manœuvre une deuxième fois). Ils sont bien plus légers (pas autant qu’après un vrai lavage, mais genre le surlendemain du lavage) et surtout ils ont l’air propre (et c’est tout ce que je demande).
Je ne fais pas de shampooing sec pour la simple raison que je n’arrive pas à un résultat satisfaisant (esthétiquement en tous cas) car mes cheveux sont aussi assez sombres (avec des parents châtain très sombre et brun bien bien brun, j’allais pas être blonde)(j’aurais pu être rouquine, bordel) et je n’ai jamais réussi à me débarrasser complètement de l’effet poudreux. Mauvaise technique de brossage ? Mauvaise combinaison de shampooing sec ? Je ne sais pas, mais ça ne me manque pas vraiment. J’ai juste le regret du temps perdu à essayer quelque chose qui ne me convient vraiment pas.
Je suis sensible aux pellicules grasses. Ce qui est étonnant quand on se lave le crane au bicarbonate de soude, puisqu’il est surtout décrié pour son action décapante/irritante et donc provocatrice de pellicules sèches. Je voyais bien, même et surtout après le mois sans rien, qu’il me fallait trouver un truc pour me décrasser à fond un coup de temps en temps. Sur les conseils d’une copine j’ai essayé l’argile verte en masque. GROS FAIL. Racines toujours aussi empêtrées de gras, collantes et pointes toutes sèches. Je retrouvais mes dreadlocks de mes 15 ans. J’ai réparé ça avec un passage au karité (vive les cadeaux des élèves) et un bon récurage au bicarbonate. Sur les conseils d’une collègue marocaine j’ai tenté le rhassoul. Je me méfiais un peu parce que bon, ok, elle est pas verte, mais c’est quand même de l’argile cette poudre, non ? Sauf qu’apparemment le rhassoul, me nettoie effectivement les cheveux et le cuir chevelu. Avec une petite nuance toutefois : tant qu’ils ne sont pas PARFAITEMENT secs mes cheveux sont collants, ils ont juste l’air mouillés ou humides, mais au toucher ils sont collants. Au début j’ai cru que c’était juste moi. Du coup j’ai demandé l’avis de M. Doudou qui a abondé dans mon sens. Vu que ça passe je m’en fous, mais ça surprend et j’ai bien failli me relaver direct les cheveux, heureusement ma collègue m’avait prévenue que parfois le toucher pouvait être bizarre pendant le séchage.
Quels succès ?
Ben déjà économique, même si le rhassoul coûte assez cher, globalement la quantité utilisée + le très faible coût des autres produits + M. Doudou qui ne se lave presque plus la tête fait que c’est sans comparaison avec l’achat de shampooing.
Ensuite un succès certain pour moi : mes cheveux ne sont presque plus électriques ! Joie, bonheur, félicité ! Et sans me prendre trop la tête.
Enfin un succès pour l’environnement : plus de flacons de shampooing, plus de produits douteux ^^

PS : M. Doudou ajoute : une défaite pour sa chute de cheveux qui a très nettement ralenti (pas disparu, mais à son âge les autres garçons de sa famille sont/étaient chauves).

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Comment j’ai construit mon projet de naissance et quoi que j’y ai mis

Comme je l’ai déjà dit, je vais devoir accoucher en maternité de niveau 3. Ça veut dire beaucoup de médicalisation pour finalement un risque assez faible dans mon cas. Le problème étant que j’ai un tout petit risque… de mourir en quelques minutes. Je n’ai pas l’option transfert. Pour autant, je suis convaincue qu’une grossesse et un accouchement restent des étapes biologiquement normales et programmées dans nos petits corps et ne nécessitent pas une surmédicalisation (surtout que dans mon cas ce qu’il faudra c’est tout clamper et me perfuser à fond, donc le monitoring et toussa reinkafout…).

Pour M. MiniDou j’ai dû passer par un déclenchement (presque 50h après la rupture naturelle de la poche des eaux toujours rien), le risque infectieux était trop important. Non seulement j’étais vexée, mais en plus j’ai douillé à MORT car oui les hormones de synthèse provoquent des contractions plus violentes que l’ocytocine que notre corps sécrète naturellement. Mais ça personne ne te le dit. Je savais qu’on ne me laisserait ni boire ni manger, donc j’ai englouti une boîte de gâteaux dès que j’ai senti les premières contractions et vidé un demi litre de flotte dans la foulée. On m’a posé une perf d’eau glucosée. Sauf que ce qu’on oublie de te dire c’est que… La perf rend nauséeuse, ce que font aussi les contractions et les hormones en folie d’où 1+1+1+tous les petits facteurs qui contribuent à te rendre nauséeuse = vomi ! Précisons que cette perf m’a été posée alors que j’avais annoncé être pas bien du tout et n’avoir pas faim et avoir bien bu récemment. On aurait donc pu attendre que ça passe (d’une manière ou d’une autre) plutôt que de se précipiter. Revenons donc sur cette histoire de pas boire, pas manger et de perf. On pose la perf pour éviter la déshydratation et l’hypoglycémie car la parturiente fourni un effort physique long et intense et qu’on veut éviter qu’elle se remplisse le bide. Pourquoi veut-on éviter qu’elle se remplisse le bide ? Car si jamais il fallait l’anesthésier pour l’opérer en urgence il faudrait que l’anesthésiste tienne compte, au moment de l’intubation, du fait qu’elle risque de vomir et donc de se noyer dans ses régurgitations. Donc on empêche les femmes de s’hydrater et de s’alimenter à leur rythme et on leur colle la gerbe pour LE  CONFORT d’un professionnel qu’elles n’auront SANS DOUTE PAS À VOIR. Je vais vous passer mon couplet sur la position « gynécologique » (= en décubitus dorsal) vu que j’ai pu utiliser ma pathologie pour les envoyer bouler, mais on m’a bien imposé d’y retourner à chaque fois qu’un professionnel de santé entrait dans la pièce. Lucile Gomez en parle très bien ici, ici, et .

Donc pour cette fois-ci j’ai décidé de prendre les devants et de rédiger un projet de naissance. J’ai donc lu : Préparer son accouchement – Sophie Gamelin-Lavois – Éditions Jouvences et pas mal de blogs qui parlaient de leurs projets de naissance.
Ça ne m’a pas donné mon projet de naissance, mais ça m’a bien fait comprendre deux choses à mon sens essentielles :
– il fallait que j’en parle en amont avec M. Doudou
– il fallait que je le rédige de manière a ouvrir les négociations et non pas à dire je VEUX ça (ou pas)(plutôt pas).

Une fois ceci fait, j’ai pris un cahier, un stylo et deux feutres. J’ai écris TOUT ce que JE voulais sans aucun souci de la formule et j’ai ajouté pour chaque point les données scientifiques dont je disposais pour étayer mon argumentation. Ensuite j’ai pris mes feutres et j’ai mis un point orange pour ce qui concernait l’avant naissance et un point vert pour ce qui concernait l’après. Une fois fini, j’ai tout fait lire à M. Doudou qui m’a dit « C’est ok pour moi, faut que tu travailles tes formulations ». Donc j’ai sorti mon plus vieux stylo plume, je l’ai rechargé et je me suis mise au boulot. J’ai expliqué pourquoi je faisais cette démarche d’un projet écrit, j’ai organisé mes demandes entre avant et après et je les ai hiérarchisées. Au final ça fait une copie double avec présentation plutôt aérée. Oui c’est long, mais j’avais pas mal de choses à demander.

En orange on trouve :
– je veux pouvoir être libre de mes mouvements aussi longtemps qu’on ne m’aura pas placé de péridurale (à ma demande of course) => monitoring intermittent ou ambulatoire (je ne sais pas encore ce qui est possible dans ma maternité)
– je veux manger et boire, le confort de l’anesthésiste je m’en CONTRE TAMPONNE, je refuse catégoriquement d’avoir à vomir pour lui faciliter le travail. On va faciliter MON travail. L’idée de base étant qu’en plus si j’ai la chance de pouvoir faire un max de mon travail chez moi tranquillou, je vais boire et manger donc le problème se posera.
– j’accepte une voie centrale (voie veineuse) plutôt que la pose de la perf pour faciliter les choses s’il fallait m’injecter quoi que ce soit (conscience du risque pathologique)
– rappel que je ne compte pas accoucher en décubitus dorsal (fuck le confort du gynéco)
– pas de césarienne avant 36h révolues de travail
– en cas de césarienne je souhaite la présence du papa, une rachianesthésie, avoir mon bébé en peau à peau dès sa sortie sinon que son père accompagne tous les soins

Et en vert :
– pas de clampage précoce du cordon pour le pH sanguin à la naissance c’est NO WAY (hé on peut torturer votre gosse histoire de voir s’il y a une infime chance qu’il ait des lésions cérébrales ? vraiment ?)
– tétée de bienvenue AVANT une quelconque pesée (c’est pas 6-7 mL qui vont dramatiquement fausser cette mesure)
– maximum d’examen faits sur mon ventre (notamment le score AGPAR)
– pas de bain, juste un essuyage
– je me FOUS ROYALEMENT de connaitre la taille de mon enfant donc on le mesurera demain (ou en fin de journée), quand il sera remis de ses émotions. Promis-juré il va pas prendre 15cm dans la nuit
– pas de gouttes antibiotiques dans les yeux (sauf évidemment si on m’a dépisté une infection)
– on m’écoute quand je parle d’allaiter mon bébé, j’ai allaité l’aîné pendant deux ans, je sais de quoi je parle (pas de cirque autour du frein de langue par exemple)
– IPLV très fréquente dans la famille => PAS DE PUTAINS DE COMPLÉMENTS
– pas d’aspiration sauf si vraiment indispensable et uniquement par voie nasale
– pas de déclenchement anticipé de la délivrance, la tétée de bienvenue permettra d’avoir toutes les hormones nécessaires pour ça
– pas d’habillage en revanche du peau à peau

Je n’ai pas abordée la question de l’habillage parce qu’on m’a laissé choisir pour M. MiniDou et que ça ne me paraissais pas indispensable, pareil les salles ont toutes une lumière réglable et un lecteur CD/K7/radio donc lumière et musique n’ont pas été abordées.

Un projet de naissance doit être personnel, pas copié sur celui de quelqu’un d’autre. Inspiré oui, sans problème, mais appropriez le vous en le reformulant, en y repensant de votre côté, avec votre conjoint, votre sage-femme etc.

Si vous voulez voir quelques naissances physiologiques (ou pas trop d’ailleurs) :